HOLLAN

Alexandre HOLLAN

» Genre : peinture, dessin

D'origine hongroise, Alexandre Hollan s'installe à Paris en 1956 où il s'inscrit à l'académie des Beaux-Arts et termine ses études à l'Ecole des Arts Décoratifs en 1962.
Débute alors une période de "nomadisme" dans la campagne française ponctuée de périodes de travail en art graphique jusqu' en 1977, date de sa première exposition personnelle à la galerie Marghersçu en Allemagne. Cette façon de vivre dans la nature constitue la base du travail de Hollan en relation directe avec le motif, l'arbre ou indirecte avec le genre de la nature morte. Le fait d'être face à la nature est une nécessité que l'artiste évoque dans ses notes de travail publiées en 1995 sous le titre " je suis ce que je vois " aux éditions le temps qu'il fait. Cette publication souligne l'importance de l'analyse de la perception pour l'artiste qui la considère comme inhérente à sa recherche. Pour Hollan, l'arbre représente un motif en perpétuelle transformation alors que la nature morte correspond à l'immobilité rendue par de nombreuses couches d'aquarelles atteignant une vibration lumineuse profonde. Ces deux thèmes correspondent, depuis 1984, à deux temps du travail de l'artiste qui se replie dans sa cabane dans la garrigue l'été et dans son atelier parisien l'hiver.
Précédemment, Alexandre Hollan vivait en voyageant à la recherche de la perception directe, travaillant l'impression de manière fugitive; les séries de dessins rendent compte de la succession de ces instants. C'est, sans doute, la raison pour laquelle il limitait parfois sa palette au noir et blanc. les arbres étaient peints ou dessinés sans addition de couleurs; ils reflétaient une certaine planéité  tandis que les natures mortes étaient travaillées dans la couleur et la profondeur de la matière. C'est seulement depuis 2000 que Hollan exprime en couleur la luminosité des arbres toujours vu en contre-jour comme une masse empêchant la lumière de passer. L'artiste compare d'ailleurs cette vision à celle des icônes sur lesquelles des silouhettes sombres se détachent sur un fond lumineux. Les arbres de Hollan sont bordeaux, noirs ou vert foncés sur fond de couleur vive. Parallèlement, Hollan continue de peindre des natures mortes, instituant ainsi deux temporalités dans son rapport à la nature et aux objets. Dans ce sens, il n'est pas présomptueux de comparer cette pratique aux marges de l'abstraction à celle d'un Morandi pour la nature morte, avec qui il a exposé en 2001 au Musée Jenisch de Vevey - ou d'un Mondrian pour le travail de l'arbre mais dans un sens opposé : allant de l'abstraction vers une figuration dense. La durée comme la lumière deviennent dans cette peinture éminemment contemplative des repères sensibles dont rendent compte les livres de Yves Bonnefoy consacrés à sa recherche (" la journée d'Alexandre Hollan " , 1995, éditions le temps qu'il fait; " l'arbre au-delà des images ", 2003, éditions William Blake & Company)
Sonia Dermience  / texte extrait du catalogue de l'expositon "vies silencieuse" à la maison de la Culture de Namur du 8 novembre au 28 décembre 2003


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Ses oeuvres

le chêne de bataille1 2007 50x65 le déchêné 2004 65x100 le chêne de garde 2005 195x256 VS 1995 30x39 VS 2005 28x38 VS bleu profond VS rouge profond arbre fusain 2008 15x22 arbre fusain 05 15x22 arbre vie silencieuse 2 vie silencieuse 1

Expositions à la galerie la Prédelle

Alexandre HOLLAN

Alexandre HOLLAN

24/04 -> 25/05/2008
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