Galerie La Predelle

Présentation

La galerie d’art la Prédelle a ouvert ses portes au printemps 2004. Madeleine et Benoît Delescluse sont responsables de la programmation. Elle souhaite le brassage des styles, des genres. Elle se veut libre d’obligation de présentation d’œuvres d’avant-garde à la mode ou pré-obsolètes. Elle se méfie de la peinture passéiste et folklorique. Elle soutient des artistes à la production singulière, exacte et débarrassée de toute flatterie. Elle poursuit un double objectif : elle manifeste son attachement à un certain patrimoine historique comme l’enseignement de Jean Ricardon à l’école des Beaux Arts de Besançon avec des élèves comme Legardeur, Dasnoy, Drizard Takahashi, Bozon … et d’autre part elle se donne comme mission de faire découvrir des talents extérieurs à la région de Franche-Comté comme De Chabaneix, Schoettel, Schad, Grall, Watanabé … et de plus illustres encore qui incarnent ses références esthétiques comme François Cheng, Ping-Ming Hsiung ou Alexandre Hollan.
Cette cohabitation d’artistes de générations différentes et d’expressions diverses, cette liberté dans la programmation, l’ouverture à la littérature en collaboration avec le centre régional du livre, avec le théâtre à tout prix (Jean Michel Potiron), avec la poésie (Jacques Moulin), toutes ces orientations font le sel de la mission poursuivie par la galerie la Prédelle : être messager d’images sensibles et personnelles, être passeur d’humanité.


Dasnoy Ricardon

Shad

Galerie La Prédelle tel est le mot

La prédelle n’est pas le nom de quelque vent du nord rapporté par Benoît de sa Flandre natale,
ni même cette toile de qualité importée de Frise
La prédelle est un mot d’Italie, à la croisée des langues germaniques et latines, un mot de rencontre, un mot de lien, un mot de peinture
La prédelle la peinture

« Partie inférieure d’un tableau d’autel, généralement divisée en petits panneaux représentant une série de sujets. La prédelle d’un retable. » Le Grand Robert de la langue française, 2001

Bande, bandeau, panneau ou frise, la prédelle c’est la base , le fondement pour nourrir
Ça repose dessus, c’est le dépôt vigilant
C’est le banc, le premier, celui d’avant où asseoir le tout, la proue du tableau. Pour entrer il faut faire face, demeurer près d’elle, peinture ou sculpture. Avoir conscience d’y être, corps et esprit. Quelque chose des racines conduisant au tronc, à l’exigence de l’arborescence
C’est le gradin, l’escabeau qui nous mène au tableau, à la toile, à la tension des toiles, à l’attention du geste, à l’intention de l’œil
La prédelle la peinture

La prédelle est capitale. Ça part des hanches. S’en souvenir. Ça dépend d’elles
La prédelle à hauteur du regard qu’elle élève
C’est l’icône
La prédelle à saute-aile vers l’azur. Petite planche devenue haute et grande, prenant pari de rehausser l’ensemble, de le rendre plus visible, plus lisible, plus exigeant une fois encore

Galerie La Prédelle une attention aux seuils, à l’accueil … “Madeleine, elle fera ça”, et son
Benoît sera près d’elle
La prédelle la peinture
La prédelle la sculpture
Mais aussi la gravure, l’architecture, la lecture
La prédelle multiplie les volets, les formules, les supports, les registres
La prédelle est chroniques de travaux aboutis, épisodes construits, un cheminement, un murmure amplifié
La prédelle est libre
Il suffit de prendre le pli, tous les plis, de compter sur elle


ET QUE VIVE LA PREDELLE !

Jacques MOULIN


Né en 1949, Jacques Moulin, originaire de Normandie, vit à Besançon, où il enseigne. Auteur de nombreux recueils de poèmes, souvent en collaboration avec des plasticiens, il a notamment publié Valleuse (Cadex Editions, 1999) et Escorter la mer (Editions Empreintes, 2005).